Les Enfants Avant Tout

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Les « enfants avant tout » grandissent…
En France mais aussi en Haïti, à Madagascar, au Rwanda, en Éthiopie.
Ceux qui restent au sein des orphelinats et y grandissent ont aussi droit à un avenir,
à une éducation et à une formation qui leur permettra de s’insérer et de réussir dans la société.
De plus, souvent privés de tout soutien familial, la maîtrise d’un métier est plus importante pour eux que pour quiconque.
La formation des enfants, puis des adolescents, est une préoccupation toujours présente pour les responsables des orphelinats,
attachés à aider tous ces enfants qu’ils ont élevés à s’offrir un avenir,
mais aussi à assurer un relatif équilibre à leurs institutions, puisqu’un jeune formé qui trouve un travail,
c’est une charge de moins pour l’orphelinat….
L’association « les enfants avant tout » est impliquée aux côtés des responsables locaux
sur la question de la formation professionnelle et universitaire des orphelins. Dans des contextes souvent précaires,
où la question de la survie n’est jamais éloignée définitivement et où la préoccupation principale est d’assurer
la subsistance au quotidien, nous avons à cœur de soutenir les jeunes et ceux qui les encadrent dans leurs efforts
pour prendre en charge leur avenir, et encourager leurs initiatives.

Au Rwanda, de nombreux jeunes sont arrivés à l’orphelinat Noël de Nyundo dans les années troublées
qui ont précédé et suivi le génocide de 1994. Si nombre d’entre eux (900 environ) ont retrouvé une famille,
aucun de ceux-là n’a pu être adopté et plusieurs dizaines ont grandi à l’orphelinat.
Ils ont aujourd’hui 16, 18, 20 ans et doivent trouver une place dans la société,
même si l’orphelinat restera toujours leur famille. Une douzaine d’entre eux va à l’université.
Ils étudient avec une assiduité que l’on ne trouve que chez nos étudiants les plus motivés la gestion, l’informatique,
les soins infirmiers, le droit ou la pédagogie. Leurs études sont une lourde charge pour l’orphelinat,
jusqu’à 1000 euros pas an et par étudiant, mais faire des études est une chance unique,
et un investissement pour l’orphelinat. Les jeunes dont le niveau scolaire ne permet pas d’envisager
des études supérieures ou qui souhaitent une formation professionnelle courte sont aussi une préoccupation
des Enfants avant tout, qui tente de promouvoir des démarches locales de formation professionnelle.

En Éthiopie, les enfants accueillis à l’orphelinat du Toukoul (jusqu’à l’âge de treize, quatorze ans,
après quoi ils partent dans des familles d’accueil, les « Fosters families ») sont scolarisés jusqu’à l’issue
de leurs études secondaires (jusqu’à environ 15 ou 16 ans pour un cursus court, 18 ou 20 ans pour le cursus complet).
Il faut ensuite de préoccuper de leurs études et de leur formation professionnelle.
Un ensemble de dispositifs adaptés au niveau scolaire et aux préférences des enfants ont été créés,
auxquels les Enfants avant tout participent. Les jeunes qui ont passé avec succès l’examen de fin d’études secondaires
(le « douzième grade ») ont accès à l’université. Les plus brillants bénéficient d’une bourse du gouvernement.
C’est notamment le cas d’un des anciens filleuls de l’association, Kefleyesus,
dont les études sont depuis un an financées par l’État Ethiopien.
Les études universitaires de ceux qui n’ont pas accès à ces bourses publiques sont prises en charge
par les associations d’aide à l’enfance présentes au Toukoul, par voie de parrainage.
D’autres jeunes se dirigent vers des études professionnelles : ils sont alors scolarisés au sein des centres
de formation de la région d’Addis Abeba, jusqu’au diplôme professionnel
dans différentes disciplines techniques ou administratives : électricité, mécanique, gestion, etc.
Le centre de Burrayou accueille enfin les enfants orientés vers des formations professionnelles courtes en menuiserie,
serrurerie-métallerie, élevage, agriculture, horticulture, couture, broderie, tissage.

Construit sur les hauts d’Addis, à une demi-heure du centre ville, le centre de Burrayou est une structure déjà importante
et en constante expansion. Les différentes activités d’apprentissage y sont accueillies,
avec les différents ateliers et réserves, l’étable (un troupeau d’environ quarante vaches, en augmentation rapide),
une partie des jardins, mais aussi un terrain de football (un vaste espace récemment aplani au centre du terrain),
une classe pour les cours d’anglais (suivis plusieurs fois par semaine par l’ensemble des jeunes)
et une bibliothèque, aménagée dans un container reconditionné (la matière première préférée des constructeurs du Toukoul !).
Le centre comprend en outre les bureaux du service qui assure le suivi de l’ensemble des jeunes,
quel que soit leur cursus, et gère leurs parcours. Autour de Burrayou, les jeunes apprentis participent également,
en fonction de leur spécialité, aux activités de la « communauté » : au centre d’Aware (à Addis) pour le tissage et la broderie,
à la ferme de Meki (ferme irriguée créée par SOS Enfants Éthiopie en 2003 à environ 130 kilomètres au sud d’Addis Abeba)…
En plus d’être des structures de formation dédiées aux jeunes du Toukoul,
ces différents lieux participent à l’économie globale de la communauté : les légumes (tomates, poivron)
et le tef (blé Éthiopien) produits à Meki sont destinés en grande partie à l’orphelinat,
les productions des ateliers de tissage, couture et broderie, sont vendues à son profit et
l’élevage de Burrayou suffit depuis peu à fournir l’ensemble des besoins en lait de l’orphelinat.

Grâce à ces structures et à un suivi très étroit, les jeunes du Toukoul peuvent prétendre à une insertion professionnelle rapide.
Le centre a ainsi ouvert pour l’un de nos filleuls, Dawit, une petite boutique de réparation d’appareils de radio
et de location de cassettes vidéo et DVD, à l’issue d’une formation professionnelle réussie en radioélectricité.
Nous avons rencontré Dawit en novembre 2005 : à vingt ans à peine, il gère rigoureusement son affaire
de quelques mètres carrés (en témoignent les registres qu’il nous montre !)
et se déclare satisfait quant à son activité et à ses revenus.
Un autre filleul des Enfants avant tout, Tesfaye, a réussi fin 2005 son diplôme de menuisier (bambou).
Les responsables du centre sont actuellement en recherche de sponsor pour l’installer lui aussi dans un petit atelier indépendant…

Les Enfants avant tout soutiennent la formation scolaire, supérieure et professionnelle des jeunes issus du Toukoul par deux voies,
en soutenant le développement des projets de formation (création de la ferme de Meki, agrandissement et
diversification des activités du centre de Burrayou) au sein du collectif d’associations « SOS Enfants Éthiopie »,
et par voie de parrainage, en prenant en charge les frais de formation et
d’accueil des jeunes au sein des « Fosters families » dans lesquelles ils vivent le temps de leurs études,
après avoir quitté le Toukoul et avant de voler de leurs propres ailes.

Au-delà de la vie des orphelinats, la formation professionnelle des enfants est donc également
une préoccupation forte des Enfants avant tout. Ainsi, l’association propose aujourd’hui,
à côté de ses formules traditionnelles, un parrainage dédié aux formations : il est ainsi possible aujourd’hui à un parrain
de soutenir un projet de formation. Un parrainage de 20 euros par mois (déductible à 66%) permet ainsi de
couvrir environ le tiers du coût mensuel d’un étudiant. Le temps de ses études, votre parrainage sera ainsi consacré
à l’entretien et aux frais de scolarité d’un jeune bien identifié, dont vous recevrez des nouvelles régulières.

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Sébastien Gourgouillat au 06 73 61 52 76.
Sébastien G., paru dans le journal n°46 de février 2006 de l'association "Les enfants avant tout"
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